On ne naît pas père, on le devient !

 

L’arrivée d’un bébé au sein d’un couple est une épreuve très stressante et qui peut amener à des angoisses. Malgré le fait que nous ( futurs Papas ) soyons heureux à l’annonce du début d’une grossesse, nous somme très vite submergés par un flot de questions. Il arrive que les futurs papas se laissent emporter par le stress et commencent à imaginer des choses qui peuvent paraitre invraisemblables et qui au finale les angoissent énormément.

L’angoisse des futurs papas est chose courante

Les angoisses des futurs papas seront souvent liées au nouveau statut qu’ils devront assumer. Le moindre doute devient alors source d’inquiétude pour lui. C’est une réaction assez commune chez le futur papa, surtout lors de la première grossesse de sa femme. Le fait que le futur papa ne peut ressentir les émotions physiques encourues par la grossesse de la future maman, l’image projetée par les nausées et les autres désagréments que ressent sa femme prend une dimension exagérée. Il a toujours peur qu’elle soit malade, que son bébé ait une malformation, qu’une anomalie surviennent pendant la grossesse, que la maman soit surmenée ou qu’elle doive être hospitalisée…

Les cinq plus grandes peurs et angoisses des futurs papas

 

La sécurité

Serai-je capable de protéger ma famille et de subvenir à ses besoins ?  Voilà une des grandes interrogations que se pose le futur papa. Dans la plupart des familles, il y a ce passage soudain de revenus pour deux personnes à trois voire quatre personnes. Et c’est un fardeau lourd à porter dans le monde actuel. Le père doit être fort dans des domaines auxquels il n’avait pas pensé avant.

L’accouchement

De nombreux futurs papas ont peur de ne pas être à la hauteur pendant l’accouchement. Ils ont des angoisses à l’idée de tomber dans les pommes, vomir, ou encore être malades à la vue de tous ces liquides physiologiques . Ces peurs sont légitimes et presque tous les hommes les craignent, mais au final cela n’arrive presque jamais. Surtout n’ignorez pas vos peurs, affrontez les, parlez à d’autres papas qui sont déjà passés par là. Vous verrez, tout se passera très bien.

La mort

Les questions existentielles sont toutes proches : vous n’êtes plus la génération la plus jeune, la relève arrive, et si tout va bien, on s’en ira avant notre enfant. Pour beaucoup de jeunes hommes qui se baladent en pensant qu’ils sont immortels ou invincibles, c’est un grand changement. Beaucoup lèvent d’ailleurs le pied quand il sont sur la route, tout simplement parce que maintenant ils n’ont plus le droit de mourir. Ma première décision  après la naissance de mon fils a été de vendre ma moto…

La santé de leur femme et de leur enfant 

La naissance est une expérience très stressante ! Vous pensez aux choses effrayantes qui peuvent arriver à la personne que vous aimez le plus au monde… Vous pouvez perdre le bébé, vous pouvez perdre votre femme. A vrai dire, il n’y a pas si longtemps que ça, donner la vie était un événement affronté avec des craintes justifiées : quand nos grands-parents venaient au monde dans les années 20, la première cause de mortalité chez les femmes de moins de 50 ans était : donner la vie. Heureusement aujourd’hui la qualité et les progrès de la médecine sont là pour faire en sorte que tout se passe pour le mieux. Mais comme dit le gynécologue de ma femme : « N’oubliez jamais que donner la vie reste et restera toujours un miracle ».

La relation de couple

La plupart des hommes craignent et angoissent que leur femme aimera leur bébé plus que quiconque d’autre sur la Terre, et les exclura de cette relation étroite. C’est une crainte très réelle que celle d’être remplacé. Dans de nombreux ménages, maman devient le garde, donnant au papa accès au bébé seulement quand elle n’y voit pas d’inconvénient.

Le papa doit faire entendre que c’est aussi son enfant et qu’ils vont l’élever ensemble. Il doit passer du temps seul avec l’enfant et «virer» maman de temps en temps. Sinon, il ne trouvera pas sa place dans la maison et se sentira frustré.

Chaque parent apporte sa force au couple. L’enfant s’appuie généralement sur la mère pour la sécurité, le confort et la chaleur. L’enfant se tourne vers le père pour son sens de la liberté, de la séparation et du monde. Bien sur, ces qualités peuvent venir de n’importe lequel des parents, mais quand les deux dynamiques marchent à l’unisson, c’est fabuleux.

 

Le futur papa a tendance à culpabiliser et ça l’angoisse

 

Face aux sautes d’humeur et aux désagréments liés à la venue prochaine de bébé, le futur papa se sent coupable. Coupable de ce qu’il perçoit comme « une dégradation de santé » de sa femme. Il se sent responsable car il est conscient d’être le géniteur de ce bébé. Pour lui, c’est « parce qu’elle a décidé de porter son bébé » que sa femme est aussi mal. Il peut arriver que le futur papa ait la conviction que c’est lui qui a causé le mal-être de sa femme mais aussi les éventuels problèmes de santé de bébé. Et cette culpabilité injustifiée ne le quitte plus ! La santé du bébé est une des plus grandes angoisses et craintes du futur papa. Il y a aussi la peur de l’accouchement, la peur de l’avenir, la peur de ne pas être à la hauteur. Ces angoisses parfois terribles doivent être exprimées, et ce, dans votre intérêt et celui de votre couple. Parlez-en aux proches qui ont déjà eu un enfant ou faites-vous conseiller par des experts. Effectuez cette démarche à deux.

Comment aider le papa angoissé ?

 

En l’incitant à comprendre tout d’abord le déroulement de la grossesse et en le rassurant. Encouragez le futur papa à participer un maximum à la grossesse, et aussi aux cours de préparation à l’accouchement. Pour la première grossesse de ma femme, nous avions pris ensemble des cours d’haptonomie. Cette méthode permet de créer un échange entre le bébé et les deux parents et cela permet également une préparation à l’accouchement. Le mot haptonomie vient de 2 termes grecs hapsis / haptein désignant le toucher, le lien, le tact et nomos qui signifie la norme, la règle. L’haptonomie est donc la discipline du « toucher affectif ». Cela nous a fait énormément de bien et je me suis senti complètement investit et intégré dans la grossesse de ma femme. Mon épouse a également compris lors de cet accompagnement que les futurs papas ont parfois besoin d’un peu plus de temps pour réaliser qu’ils vont devenir père. La paternité ne se fait pas en un jour. Elle se fait par étapes. Les futures mamans se sentent généralement déjà maman dans leurs corps lors de la grossesse. L’homme, lui, n’a que son imagination et son esprit pour se sentir déjà papa. Une chose qui peut déstabiliser fortement un futur papa est le comportement nouveau et parfois bizarre de sa femme devenue maman… le changement d’une femme qui devient maman peut faire penser qu’on a affaire à une autre personne qu’il faudra redécouvrir. Toutes ces étapes sont parfois difficiles à vivre pour un papa, certains refusent cette situation, d’autres prennent la fuite, il y en a qui dépriment mais le fait d’intégrer le futur papa dès le départ avec, par exemple, l’haptonomie, permet d’éviter parfaitement ces situations. Pour ma part, le plus difficile à vivre a été ce sentiment d’impuissance et d’inutilité face à la douleur que pouvait ressentir ma femme. N’oubliez pas également de privilégier la communication qui permet, lorsque l’on met des mots sur ses craintes, de comprendre les angoisses de l’autre et ainsi de les apaiser.

Mais heureusement, au fil du temps, ces angoisses s’estompent et ils deviennent des pères parfaitement à l’aise dans ce nouveau statut de papa. Et au final… quoi de plus beau et enrichissant dans la vie d’un homme que de connaitre le bonheur d’être papa.
Chers nouveaux papas et nouvelles mamans, n’hésitez pas à me faire part de vos expériences de vie lors de ces magnifiques moments que sont l’arrivée d’un nouveau petit être…
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4 réponses pour “Les plus grosses angoisses d’un futur papa”

  • Hey ! Je découvre ton blog ! Cool de voir un autre Pap’s ! Bel article rempli de choses bien vraies… Beaucoup de gens pensent que vu que nous sommes des hommes, on est forts, trop balèzes, on ne stresse pas et on est prêt à tout… Mais comme tu le dis, on a le droit d’être tendu, stressé, en panique, de trébucher comme un gland en attrapant la valise pour le départ à la maternité, ou encore d’oublier la moitié des papiers lors de l’entrée en clinique…

    • Hello Papa Backstage,
      Merci à toi d’avoir pris la peine de me lire… En effet je trouve que les papas en général ne se livrent pas assez et nous aussi avons le droit de ne pas être bien et de stresser. Vivre la grossesse de sa tendre moitié n’est pas toujours chose évidente sachant que l’on ne peut jamais ressentir totalement les émotions qui envahissent nos femmes. Mais avec le recul et deux enfants plus tard, je peux affirmer que c’est et c’était une des plus belle chose au monde qui me soit arrivée. A bientôt

  • Oh mais cest très intéressant de lire ce qui se passe côté papa – on parle beaucoup de maternité mais beaucoup trop peu de ce que ressentent les futurs pères et on sent toujours beaucoup de pudeur à s’exprimer sur ce sujet-là.

    • Merci pour ton commentaire, oui c’est le but de cet article… essayer de mettre des mots sur certaines situations pas si faciles que vivent les papas et qui ont effectivement tendance à intériorisé. Belle journée 😉

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